La mobilisation pour le logement continue

Actualité

Publiée le 26 novembre 2021
Après avoir été reçu par la ministre, le maire entend poursuivre son action pour défendre le logement accessible à tous, aux côtés de 200 élus franciliens.

Se loger en Île-de-France est devenu impossible pour des centaines de milliers de personnes. Pourtant des solutions sont possibles sur cette question qui a montré qu'elle est au centre des préoccupations quotidienne en mobilisant plusieurs centaines de personnes le 10 novembre 2021. Elles se sont rassemblées près du ministère du Logement à Paris, à l’appel d'un collectif d'élus de la région parisienne dont le maire de Nanterre, Patrick Jarry. C’était un jeudi soir froid dans un beau quartier de la capitale, à la sortie du métro Solferino au cœur du 7e arrondissement. Une délégation composée du maire et de quatre autres élus et représentants de locataires, ont été reçus par la ministre pour porter un message fort : il faut produire des logements abordables partout ! Avec des propositions relayées sur une nuée de pancartes et de banderoles : obligation de prévoir 30 % de logements sociaux dans toute opération immobilière ; augmentation significative des aides d’État à la construction ; lutte contre la spéculation foncière, généralisation des chartes promoteurs…
Les chiffres égrenés par les élus présents montrent l’ampleur d’une situation qui pèse lourdement sur le quotidien des familles populaires ou des classes moyennes : 740 000 demandes sont en attente (pour 10 000 attributions par an) soit un délai moyen de dix ans, avec en parallèle des prix du logement qui ne cessent d’augmenter : 6800€/m² en moyenne en Ile-de-France, +26% en cinq ans ! Une crise d’autant plus forte que certaines communes ne jouent pas la solidarité et refusent d’atteindre le nombre de logements sociaux que leur impose la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain), préférant s’acquitter d’amendes au bénéfice de l’entre-soi des plus aisés. À la sortie de la rencontre avec la ministre qui aura duré plus d’une heure, le maire de Nanterre a expliqué qu’elle envisagerait d’intégrer certaines mesures dans le projet de loi relatif à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et à la simplification des collectivités locales, loi dite 3DS. Celle-ci devrait être présentée en séance à l’Assemblée nationale le 6 décembre. En attendant, la mobilisation en faveur d’un logement abordable pour tous se poursuivra.

Quelle solutions pour l'Île-de-France ?

  • Imposer au moins 30% de logements sociaux dans tous les programmes de logements neufs et dans toutes les communes
  • Pour les logements privés, encadrer les loyers dans toutes les communes
  • Transformer des bureaux vides en logements : si cette mesures était appliquée à seulement 10% des mètres de carrés de bureaux existants, cela permettrait de construire 80 000 logements
  • Lutter efficacement contre la spéculation foncière par l’adoption d’une loi qui permette de limiter les prix de vente des terrains.

Qui est responsable ?

  • En premier lieu, l’Etat qui, en diminuant les moyens de financement du logement social, ne s’attaque pas à la hausse des loyers et des prix de l’immobilier. Ils ont grimpé de + 26% en 5 ans en région parisienne
  • La Région elle-même qui a fortement diminué ses subventions pour la construction de logements sociaux
  • Le trop grand nombre de communes qui continuent de refuser la construction de logements sociaux quitte à payer des amendes !

Quelle est la situation aujourd'hui ?

La situation s’aggrave chaque année et concerne des millions de Franciliens. En location ou à l’achat, le nombre de logements abordables ne cesse de diminuer. Notre région compte 740 000 demandeurs d’un logement social ce qui correspond à près de 2 millions de personnes. Ce nombre a quasiment doublé en dix ans. On ne compte plus les gens qui n'arrivent pas à se loger correctement, qui sont dans l'attente d'une mutation de logemen et social ou qui n'ont plus les moyens de payer un loyer dans le privé. Cette situation ne peut plus durer !

Que fait Nanterre ?

  • Ces dix dernières années, il s’est construit 5 500 logements à Nanterre dont 2 100 logements sociaux. C’est l’une des villes les plus bâtisseuses de la région.
  • Malgré ces efforts considérables, Nanterre n’échappe pas à la crise. La durée d’attente d’un logement social est d’au moins 5 ans, et louer un appartement dans le privé est de plus en plus cher. La solution à cette crise qui touche toute les villes de la métropole parisienne ne peut pas être locale.