Nanterre commémore le 60e anniversaire du 17 octobre 1961

Actualité

Publiée le 11 octobre 2021
L’année 2021 marque les 60 ans du massacre du 17 octobre 1961. La ville et un collectif d’associations commémorent cette date pour que la France n’oublie pas.

Des commémorations, une projection-débat, un spectacle, un tournoi de football sont organisés avec des associations engagées dans le travail de mémoire autour de cet événement.

  • Les Disparus, vendredi 8 octobre à 20h30 à la Maison de la musique
    Spectacle et rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation.

Associant danse hip hop, slam et vidéo, ce spectacle pour huit danseurs donne à voir les évènements d’octobre 1961 sous une forme de « manifestation dansée », pleine d’humour et d’émotions.
« J’ai souhaité rendre vie, le temps d’un spectacle, aux disparus d’octobre 1961, victimes d’une barbarie amnésique ; pour la mémoire… contre l’oubli… leur prêter un corps, pour l’intimité d’une danse, pour une dignité retrouvée. » Mehdi Slimani.
Mehdi Slimani/Cie No Mad

  • Marche-souvenir, dimanche 17 octobre à 14h30

En hommage aux disparus de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961, de la Défense au pont de Neuilly, organisée par le collectif du 17 octobre de la banlieue Nord-ouest de la Seine représenté par Cherif Cherfi et Sofiane Gherbaoui. Rendez-vous à 14h sur l’esplanade de la Défense.

  • Commémoration locale en présence de Imed Selatnia, Consul d’Algérie, dimanche 17 octobre à 17h
    Place des Droits-de-l’homme Angle avenue Joliot-Curie, boulevard des Provinces-Françaises.

  • Projection/débat « Frantz Fanon, une vie, un combat, une œuvre », vendredi 22 octobre à 18h30
    Rencontre avec une pensée fulgurante, celle de Frantz Fanon (1925-1961), médecin psychiatre, d’origine antillaise, qui va penser l’aliénation du peuple noir et, par extension, la colonisation. L’homme d’action s’est dévoué corps et âme pour la lutte de libération du peuple algérien et deviendra, par son engagement politique, son combat, et ses écrits, l’une des figures de la lutte anticolonialiste.
    Projection-débat organisée par le collectif des associations de Nanterre. Au cinéma Les Lumières – 49 rue Maurice-Thorez. Documentaire réalisé par Cheikh Djemaï. (1973, Algérie, 1h35).

  • Tournoi de football, samedi 23 octobre à 14h
    Avec la participation du Red Star Football Club, du Variété Club d’Algérie, d’internationaux d’Algérie et de la sélection nanterrienne.
    Stade Vincent-Pascucci 135, avenue de la Commune-de-Paris. Organisé par l’association Cités 2000

  • Inauguration de la rue Josette-et-Maurice-Audin, dimanche 17 octobre à 11h
    En présence de Patrick Jarry, maire de Nanterre, de Pierre Audin, fils du couple, et de Fatiha Hassanine, représentante de l’association Josette et Maurice Audin.
    Lecture par un comédien d’un extrait de La Question de Henri Alleg suivie d’un pot amical. Au titre de la reconnaissance historique de personnalités militantes en faveur de l’anticolonialisme, le conseil municipal d’octobre 2019 a validé la dénomination de la rue reliant la rue de Zilina et le boulevard du Général-Leclerc (quartier du Chemin-de-l’Île), à la mémoire de Josette et de Maurice Audin. Les militants anticolonialistes, Maurice Audin (1932-1957), mathématicien, et son épouse, Josette Audin (1931-2019), professeure de mathématiques, luttèrent pour l’indépendance algérienne au sein du parti communiste algérien. En 1957, Maurice Audin fut arrêté, torturé et assassiné par l’armée française. Toute sa vie, Josette Audin exigea que la lumière soit faite sur les crimes dont fut victime son mari et dénonça la responsabilité de l’État français dans les actes de torture dont souffrirent ou périrent des milliers d’hommes et de femmes. Après des décennies de silence, la présidence de la République française reconnut cette responsabilité le 13 septembre 2018.



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