Carte blanche à Gauz’ & friends : des rendez-vous à suivre en ligne

Culture

Publiée le 22 mars 2021
Une expo, des rencontres et des débats à suivre en ligne, via la chaîne Youtube et la page Facebook BU Paris Nanterre.

Du 25 mars au 15 avril, l’artiste et auteur Gauz’ est l’invité des médiathèques de Nanterre et du service commun de la documentation de l’Université Paris Nanterre, à l’occasion de la saison Africa2020.

« Une carte blanche pour badigeonner médiathèques, Université, rues de Nanterre de l’imaginaire noir d’une Afrique si proche et si loin, une Afrique si absente pourtant si culturellement présente, une Afrique qui a déjà insidieusement commencé une reconquête, une recolonisation par… la beauté du geste artistique. » Gauz’

QUI EST GAUZ’ ?

Né à Abidjan en 1971, biochimiste de formation, Gauz’ débarque en France en 1999 pour la raison officielle de finir ses études de biochimie, et pour la raison officieuse de « voir ailleurs ». Avec ou sans titre de séjour, Gauz aligne les expériences professionnelles de toutes sortes (de jardinier à concepteur de bases de données, de vigile à consultant à la Francophonie...) se lance comme scénariste en 2004, puis devient documentariste, photographe, directeur d'un journal économique, rédacteur en chef d'un webmagazine, promoteur d'un prix littéraire... Depuis 2011, il est retourné vivre en Côte d'Ivoire d’où il enchaîne romans (Debout-Payé en 2014, Camarade Papa en 2018 et Black Manoo en 2020, tous aux éditions du Nouvel Attila), scénarios (Niabla, Ici c Babi…) et pièce de théâtre (Cocoaïans, une nation chocolat).

Cette manifestation s’inscrit dans la saison nationale Africa2020, initialement prévue de juin à décembre 2020, mise en œuvre par l’Institut français. Cette programmation pluridisciplinaire, co-construite par des professionnels africains en partenariat avec des institutions françaises, entend présenter les points de vue de la société civile africaine du continent et de sa diaspora récente et valoriser la créativité et l’innovation du continent africain.
La ville de Nanterre s’est saisie de ce cadre pour animer une démarche axée sur la citoyenneté et la mobilisation de nombreux acteurs locaux et structures culturelles : le cycle de rendez-vous Afriqu’à Nanterre – dont six labellisés Africa2020 - jalonnant la saison culturelle nous éclaire sur la singularité et la vitalité de la création artistique africaine.
Pour en savoir plus : www.saisonafrica2020.com

Événements à suivre sur :

  • Les réseaux : facebook BU Paris Nanterre, YouTube BU Paris Nanterre,
  • Exposition à voir en ligne sur www.nanterre.fr
  • A la médiathèque Pierre-et-Marie-Curie, 5 place de l’hôtel-de-ville et sur le parvis de l’hôtel-de-ville à Nanterre.

LE PROGRAMME

Sur la route de Bazouam (exposition)
Bazouam, galerie sur route est une exposition photo et un film documentaire montrés en 2017 au sein du village d’artistes-artisans de Grand-Bassam. Bazouam (qui a donné Bassam) signifie « aide-moi à porter ma charge ». Restant dans cet esprit de solidarité, l’exposition met en lumière le travail des artisans et pose la question des frontières entre art et artisanat. Réinventée à Nanterre, elle est à découvrir :

  • à la médiathèque Pierre-et-Marie-Curie et sur un triptyque sur le parvis de l’hôtel-de-ville ;
  • à découvrir en ligne

« À l’entrée de la ville, de part et d’autre de l’ancienne route, de fragiles cases et paillotes exposent, depuis plus de 40 ans, des créations et produits dits artisanaux. C’est le village artisanal, attraction majeure de la ville, une étape quasi institutionnelle pour tous les touristes et visiteurs. De coutume ‘’planqués’’ dans leur atelier, j’ai choisi de mettre en avant, les hommes et les femmes qui y travaillent. Plutôt que de la photo illustratrice, le portrait transforme les sujets photographiés en observateurs de cette route qu’empruntent des milliers de personnes qui d’habitude passent en les regardant, sans jamais s’arrêter. Inversion des rôles. » Gauz‘


La restitution des biens culturels africains (performance / débat).
Jeudi 25 mars à 18h30
À suivre : ici

Dans le cadre du Sommet de Septembre de la saison Africa2020

Le film d’Alain Resnais et Chris Marker, Les statues meurent aussi, point de départ de cette réflexion, sera disponible le jeudi 25 mars à 20h sur la WebTV de l’université Paris Nanterre

Accès direct : https://s.42l.fr/webtvnanterre
A noter : le film sera disponible à partir de 20h précises et pour une durée de 35 minutes uniquement.

Discussion entre Véronique Rieffel, galeriste à Grand Bassam, Gauz’ et Ghislaine Glasson Deschaumes, chercheuse à l’université Paris Nanterre, membre associée Institut des sciences sociales du politique (UMR7220), autour de la question de la restitution des biens culturels africains. En préambule, sera projetée la performance filmée entre la slameuse Amina Meliane Bamba dite “Amee” et le sculpteur Gérard Bango, un travail des matières, entre poésie des mots et tendresse ou résistance du bois, sous l’œil attentif de Gauz’.

“Quand est paru ce qu’il est désormais convenu d’appeler le rapport Sarr/Savoy “sur la restauration du patrimoine culturel africain”, je me suis d’abord réjoui qu’une question vieille et discutée depuis longtemps soit revenue au goût de l’actualité non pas par le simple éclat de la déclaration et d’images spectaculaires, mais surtout par la réflexion pointue de “spécialistes”. Hélas, ce rapport a fait basculer la compréhension populaire de la problématique du trop parcellaire au trop complexe. Il y a une voie intermédiaire écrite par Chris Marker et Alain Resnais en 1953 avec ce film commandé par Alioune Diop himself créateur des célèbres éditions Présence Africaine. Mon cheminement sur ces questions a commencé par la découverte de ce documentaire indémodable qui pose un regard (et une voix) toujours d’actualité.“ Gauz’

La bibliothèque idéale de… (rencontre littéraire)
Samedi 27 mars à 17h
À suivre : ici

Dans le cadre du Sommet de Septembre de la saison Africa2020

Gauz’ s’entoure de trois écrivains, un chercheur et une chercheuse, tous issus de milieux différents mais ayant en commun la littérature africaine, pour nous parler de leur bibliothèque idéale et nous partager leur point de vue sur des questions actuelles.
Avec Mohamed Mbougar Sarr, écrivain (Sénégal), Alain Serge Agnessan, écrivain et chercheur à l’université d’Abidjan et l’université de London (Ontario, Canada) et Nii Ayikwei Parkes, poète, écrivain, éditeur et slameur (Ghana).
Une rencontre animée par Jean-Marc Moura, professeur à l’université Paris Nanterre, Elara Bertho, chargée de recherches au CNRS - laboratoire LAM (Les Afriques dans le Monde) et Gauz’.

“Cette rencontre est parfaitement complémentaire de la précédente. En contrepoint de l’histoire de la littérature africaine, nous nous intéressons à son futur en mettant à table de jeunes auteurs. Ceux que j’ai choisis représentent pour moi le présent qui enchante et les lendemains qui chantent. L’idée qu’ils parlent de leur bibliothèque est un prétexte pour comprendre avec quels mots ils se nourrissent, sous quelles âmes tutélaires ils grandissent et surtout, comment ils voient les promesses de l’aube.” Gauz’


La fabrique des classiques africains (conférence – manifeste)
Jeudi 8 avril à 18h30
À suivre :ici

Qu’entend-t-on par “classique africain” ? C’est tout l'enjeu de cette soirée qui, au fil des dialogues avec Claire Ducournau, nous éclairera sur cette thématique.
“La thématique de cette rencontre est directement inspirée de l’essai de Claire Ducournau, « La fabrique des classiques africains ». C’est une sociologie historique des littératures dites africaines, des acteurs qui l’ont constituée de part et d’autre du regard colonial et éditorial, des processus qui ont fait son identité en France et en Afrique, une tentative de cerner tout le système de valeurs et récompenses qui l’ont faite de 1960 à nos jours. À l’image de cet excellent essai, le débat sera pluridisciplinaire et se construira autour de l’intervention principale de Claire Ducournau”.

Une rencontre animée par Gauz’, avec Claire Ducournau, maîtresse de conférence à l’université Montpellier 3, Julie Peghini, maîtresse de conférence à l’université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis et Anne Sophie Stefanini, écrivaine et éditrice chez JC-Lattès (Paris).


La couleur de la Carte blanche (rencontre littéraire)
Jeudi 15 avril à 18h30
À suivre : ici

En guise de clôture, Gauz’ propose une rencontre autour de ses livres Debout-Payé, Camarade Papa et Black Manoo, animée par la librairie El Ghorba mon amour et un bibliothécaire.


En savoir plus :
www.bu.parisnanterre.fr
www.nanterre.fr
www.mediatheques-nanterre.fr