Nanterre privée de vaccins pendant deux semaines

Actualité

Publiée le 06 février 2021
Devant cette situation inacceptable, le maire, Patrick Jarry, exprime sa colère et demande au préfet une réunion d’urgence.

Le centre de vaccination de Nanterre n'aura pas de nouvelles doses de vaccin afin de réaliser des premières injections pour les deux semaines à venir. Le maire a immédiatement réagi via un communiqué de presse, en date du 6 février :

"Je suis un maire en colère. Selon des informations qui m’ont été confirmées hier soir par la direction de l’hôpital de Nanterre, pour la semaine du 8 au 14 février, notre centre de vaccination n’aura aucun vaccin pour les personnes de 75 ans et plus, alors que plusieurs centaines d’habitants qui veulent se faire vacciner sont en attente d’un rendez-vous pour une première injection. Pour la semaine suivante, un lot de 420 doses sera réservé aux personnes devant obligatoirement recevoir la deuxième injection, mais il n’y aura toujours aucune dose disponible pour une première injection. Et pour la semaine du 22 au 28 février, il nous est annoncé 96 doses en première injection pour les habitants ! Au même moment, nous apprenons par les médias que durant la même semaine, le centre de vaccination de Neuilly disposera de 540 vaccins quand Nanterre n’en aura aucun et celui de Clamart en aura seulement 78, sans qu’aucune explication n’ait été donnée par l’agence régionale de santé et la préfecture, qui organisent cette répartition.

Une gestion détestable et opaque

Cette situation est insupportable. Ce n’est pas seulement la pénurie de vaccins qui est en cause, c’est aussi une gestion détestable et opaque de cette pénurie, qui consiste à opposer les uns aux autres, à retirer les vaccins à certains en espérant faire plaisir à d’autres, sans prendre en compte la réalité sociale des communes, et l’inégalité qui s’est instaurée dans l’accès aux vaccins. Quand on sait qu’au centre de vaccination de l’hôpital de Nanterre, parmi les quatre premières villes de provenance des patients se trouvent Paris et Neuilly-sur-Seine, cela confirme que ce sont les populations les plus à l’aise avec les outils numériques qui ont été les premières à obtenir un rendez-vous.

Corriger cette inégalité

Ce constat doit amener l’État et les communes à corriger cette inégalité de fait en réservant des créneaux pour les personnes les plus isolées et vulnérables, et en les aidant à prendre rendez-vous pour se faire vacciner. C’est l’inverse qui se produit actuellement. En privant le centre de Nanterre de vaccins pendant deux semaines, ce sont plusieurs centaines de Nanterriennes et de Nanterriens âgés de 75 ans et plus qui ne pourront pas recevoir une première injection et resteront exposées au risque de développer la maladie du Covid.

Face à cette situation inacceptable, je demande au préfet du département d’organiser en urgence une réunion des maires et de fixer des règles d’approvisionnement en vaccins, claires, transparentes, et qui soient les mêmes pour tous les centres de vaccination des Hauts-de-Seine."