Nanterre agit contre les perturbateurs endocriniens

Environnement

Publiée le 21 mai 2019
Dans le cadre du 10e anniversaire d’Ecozone, Patrick Jarry, maire de Nanterre, a signé la charte « Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens »

L’impact de l'exposition aux perturbateurs endocriniens sur la santé humaine et celle des écosystèmes est aujourd’hui largement démontré, notamment dans l’apparition de grandes maladies chroniques. L’Organisation Mondiale de la Santé et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement considèrent ainsi les perturbateurs endocriniens comme « une menace mondiale ».

La signature de la charte « Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens », initiée par le Réseau environnement santé, engage la Ville de Nanterre à mener un plan d’actions sur le long terme visant à éliminer l’exposition aux perturbateurs endocriniens .

Les engagements pris par la ville

1/ Interdire l’usage des produits phytosanitaires et biocides qui contiennent des perturbateurs endocriniens (ainsi que des substances classifiées comme cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR)) sur leur territoire en accompagnant les particuliers, les propriétaires de zones et d’établissements privés désirant appliquer ces dispositions

2/ Réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens dans l’alimentation en développant la consommation d’aliments biologiques et en interdisant l’usage de matériels pour cuisiner et chauffer comportant des perturbateurs endocriniens

3/ Favoriser l’information de la population, des professionnels de santé, des personnels des collectivités territoriales, des professionnels de la petite enfance, des acteurs économiques de l’enjeu des perturbateurs endocriniens

4/ Mettre en place des critères d’éco-conditionnalité interdisant les perturbateurs endocriniens dans les contrats et les achats publics

5/ Informer tous les ans les citoyens sur l’avancement des engagements pris

Des actions globales en faveur de l'environnement et de la santé

Cette charte s’inscrit dans la droite ligne de l’action en faveur de la santé environnementale menée par la Ville de Nanterre, déjà l’une des communes les plus avancées en matière de gestion « zéro-phyto » de ses espaces naturels.

Des actions témoignent d’une politique plus globale visant à préserver l’environnement, lutter contre le réchauffement climatique et garantir aux habitants une gestion municipale éco-responsable.

Nanterre se veut exemplaire en la matière. Depuis qu’elle a été l’une des toutes premières villes, en 2007, à adopter un Plan Climat Air Energie local, elle a ainsi réduit ses émissions de carbone de plus de 30%.

L'OPÉRATION "ZERO PHTALATES"

La signature de cette charte était précédée d'un débat public animé par Habiba Bigdade, adjointe au maire déléguée à la santé et aux politiques de prévention santé, sur le thème : « Une ville sans perturbateurs endocriniens, est-ce possible ? », avec André Cicolella, chimiste, toxicologue et président du Réseau environnement santé, et Philippe Perrin, éco-infirmier.

Lors de ce débat, les résultats des prélèvements effectués sur les cheveux du maire et de neuf autres élu(e)s de la majorité pour mesurer la concentration de phtalates dans leur organisme, réalisé dans le cadre de l'opération "Zero phtalates" mise en place par Réseau environnement santé, ont été rendus publics. Le dosage du taux de phtalates dans les cheveux des élus doit permettre ainsi de mettre en évidence la contamination de nos organismes par cette substance représentative de l’exposition globale aux perturbateurs endocriniens.

Téléchargez la synthèse des résultats (Pdf)