La Maison des femmes

Mis à jour le 25 mars 2021

La Maison des Femmes, un projet majeur pour Nanterre

La création d’une Maison des Femmes à Nanterre constitue l'un des projets phare de la mandature en matière de droits des femmes. Ce projet a été porté par les Nanterriennes et Nanterriens qui ont participé en nombre à l’atelier citoyen qui s’est déroulé sur ce thème dans le cadre de la campagne des élections municipales. Plusieurs habitantes avaient alors proposé la création d’un lieu d’accueil pour les femmes victimes de violences, qui serait également un centre de ressources, porteur de valeurs féministes, dédié à la promotion de l’égalité femmes-hommes et, plus globalement, à l’émancipation des femmes. Ces objectifs sont partagés par les associations féministes du territoire, qui ont également participé à la réflexion.

Les ambitions du projet

La future Maison des Femmes sera un équipement centralisant les services dédiés aux femmes victimes de violences, afin de les accueillir et de les accompagner sur le plan juridique, social, sanitaire et de l’hébergement. Elle sera aussi un lieu ressource pluridisciplinaire, mutualisé et ouvert à tous les partenaires et habitantes et habitants. En effet, dans la vision portée par la municipalité, il s’agit d’affirmer que l’égalité entre femmes et hommes et l’émancipation des femmes passent non seulement par leur sécurité, mais aussi par la reconnaissance de leurs droits et de leur place dans la société – en l’occurrence dans la ville. Cette double vocation répond aussi à une considération plus pragmatique : garantir l’anonymat et la non-stigmatisation des femmes victimes de violences, qui ne seront pas les seules usagères du lieu.

Forte de ces ambitions, de la diversité de ses services et de son réseau, cette future Maison des femmes représentera un modèle original, audacieux et unique à l’échelle de l’Île-de-France.

Le projet de Maison des Femmes

Ce projet s’appuiera sur les acteurs et dispositifs existants à Nanterre :

  • Les équipes professionnelles du CASH (hôpital Max-Fourestier)
  • Les associations féministes et d’accès aux droits des femmes, reconnues sur notre territoire et au niveau national : l’AFED 92 et le CIDFF 92, le Mouvement du Nid, le Planning familial, l’Escale, Femmes Solidaires...
  • Les institutions : services de la ville, inspection académique, services sociaux du conseil départemental qui ont dans leur compétence l’action sociale et la protection de l’enfance (SST, ASE, PMI), services de police nationale, Agence régionale de santé (ARS)....

La Maison des femmes de Nanterre comprendra deux pôles, sur deux sites différents dans la ville :

Le centre de ressources dédié aux droits des femmes et à l’égalité femmes-hommes. Il aura vocation à accueillir et accompagner les femmes victimes de violences et à faciliter leurs démarches en regroupant certains services, mais aussi à permettre à toutes les femmes de mieux accéder à leurs droits et de s’émanciper. Il proposera ainsi de multiples services :

  • Permanences d’accès aux droits : associations spécialisées, CAF, Espace Santé Jeunes, permanences d’avocats, planning familial, mission locale, etc.
  • Lieu ressources : animations faites par des professionnel.le.s, conférences, débats, formations, initiatives culturelles et sportives, bibliothèque, distribution de contraceptifs et de protections menstruelles, etc.
  • Ateliers et pratiques collectives : emploi et formation, cours de langues, sport, etc.

La Ville s’engage par ailleurs dans un partenariat étroit avec l’hôpital Max Fourestier, afin de créer un second pôle axé sur le médical – et qui pourrait également accueillir, à terme, des places d’hébergement. Le pôle médical permettrait d’accueillir et de soigner les femmes vulnérables ou victimes de violences. Il assurerait la prise en charge médicale des victimes et leur suivi préventif, notamment via le pôle de gynécologie-obstétrique, et faciliterait le processus de dépôt de plainte à travers l’accueil de permanences de police nationale au sein de l’hôpital où l’anonymat des femmes serait garanti.

Méthodologie/calendrier

Depuis l’élection en 2020, la ville est engagée dans une phase d'observation et de réflexion importante visant à préciser les contours du projet de façon pragmatique. Cette démarche implique un programme de visites et de rencontres régulières :

  • Rencontres avec les partenaires : les autres services de la ville (CCAS, santé, éducation...), ceux de l'Etat (police nationale, justice, éducation nationale, etc.) et du département, le CASH, les associations spécialisées, les bailleurs, etc.
  • Visites de dispositifs existant sur le territoire : Maison des femmes (Mdf) de Saint-Denis, Cité Audacieuse à Paris, MdF de Montreuil, Nantes ou encore Bordeaux, Observatoire local de Fontenay, etc.

Par ailleurs, un collectif de préfiguration est en cours de constitution, pour associer l’ensemble des partenaires potentiels du projet à la réflexion. La première réunion de ce collectif de préfiguration a eu lieu le 8 mars 2021, à l’occasion de la Journée internationale des Droits des femmes.

Enfin, le travail de préfiguration devra également être mené avec les Nanterriennes et les Nanterriens via les outils habituels : Nanterre Info, web, réunions publiques et consultation numérique. La première réunion publique est prévue mi-avril 2021.

Calendrier

  • 1er trimestre 2021 : travail prospectif et de parangonnage auprès des structures similaires déjà opérationnelles. Réunions et concertations avec les différents services et partenaires.
  • 8 mars 2021 : réunion du premier collectif de préfiguration de la maison des femmes avec les partenaires et financeurs potentiels.
  • Avril 2021 : Réunion publique – point d’étape de la maison des femmes à destination des Nanterriennes et des Nanterriens, notamment les participantes au premier atelier citoyen sur les droits des femmes.