Le groupe scolaire Miriam-Makeba

Mis à jour le 12 juin 2020

Le groupe scolaire Miriam-Makéba reflète l'engagement de la ville en matière de réussite éducative et d’écologie urbaine.

Le groupe scolaire Miriam-Makeba, ouvrira ses portes à la rentrée au quartier Université,. La haute qualité environnementale exigée par la ville pour la construction du nouvel équipement – 15 classes de maternelle et d’élémentaire, un centre de loisirs - a conduit les architectes Olivier Méheux et Pascal Thomas à faire des choix novateurs : l’utilisation de la terre crue pour la construction d’un bâtiment accueillant du public est en effet une première en Île-de-France.

Recyclable à l’infini, ne nécessitant pas de cuisson, le matériau affiche un bilan carbone de premier de la classe. La production de chaleur (chauffage des bâtiments et eau chaude sanitaire) sera quant à elle assurée par une chaufferie bois alimentée par granulés. Le toit-terrasse végétalisé quant à lui est équipé de panneaux photovoltaïques.

Les travaux aux abords de l’école permettent de sécuriser les déplacements (création d’un plateau surélevé et réaménagement de la piste cyclable notamment) et d’agrémenter l’espace public de plantations. Les cours de la maternelle et de l’élémentaire ont échangé une partie de leur bitume contre des parcelles d’espaces verts conçues en quatre parties distinctes.

Les arbustes ont été choisis pour les animer en suivant le rythme des quatre saisons grâce à leur floraison, leurs feuilles ou leur bois. Ce principe a été appliqué aux deux cours et pourra servir de support pédagogique pour les élèves. De leurs côtés, érables et féviers, une quinzaine au total, apporteront de l’ombre et de la fraîcheur à l’approche de l’été. Ils proviennent d’un pépiniériste français.

Bien entendu, les espèces ont été choisies pour assurer la sécurité des usagers : pas d’épines, de baies ou de pollens allergènes.

FACILITER LES CIRCULATIONS

Ces petits îlots de verdure, pensés en concertation avec la direction de l’école, délimitent des zones sans pour autant interdire le passage. Ce sont des rideaux de végétation, sans barrières et percés de passage pour permettre aux enfants et aux enseignants de circuler facilement. Cette opération, d’un montant de 60 000 euros, aura permis de redonner 90 m² à la nature.

Ce projet de 15 millions d’euros a été financé par le conseil départemental à hauteur de 2,25 M€ dans le cadre du contrat de développement signé entre le département et la ville de Nanterre pour la période 2015-2017.