Les Papeteries de la Seine : Arboretum

Mis à jour le 12 décembre 2019

Les anciennes papeteries de la Seine ont fermé le 31 mars 2011. Le site a depuis été acheté par le groupement BNP-Woodeum, afin d’y développer un projet économique innovant et responsable.

Comment redonner vie au site des anciennes Papeteries sur les bords de la Seine ? Woodeum, promoteur spécialisé, a apporté la réponse en proposant un campus de bureaux, construit en bois massif, d’une surface de 126 000 m², dans un parc de 9 ha où seront plantés 1 000 arbres.

Reconvertir un site particulièrement contraint

Le site des anciennes Papeteries de la Seine cumule de fortes contraintes environnementales, rappelées dans le PLU : isolement du reste de la ville avec la présence de l’échangeur A14-A86, voisinage direct de la maison d’arrêt des Hauts-de-Seine, fortes nuisances sonores causées par les voies ferrées… Aujourd’hui, ce site illustre parfaitement les conséquences dévastatrices de la réalisation d’infrastructures ne respectant pas les territoires où elles s’implantent.

UN PROJET QUI MÊLE DÉVELOPPEMENT ET QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE

D’une surface de plus de 120 000 m², l’Arboretum s'installe sur des friches datant des années 1970 et de la construction des autoroutes A14 et A86.

Ce projet de reconversion représente une opportunité pour la ville d’améliorer la santé et le bien-être des habitants et des salariés en agissant sur plusieurs facteurs : qualité environnementale du site, développement de structures pouvant dynamiser et diversifier l’emploi local, réaménagement urbain.

Les travaux débuteront en 2020 pour une livraison des cinq nouveaux immeubles prévue en 2022. Ils se mêleront aux anciens bâtiments rénovés.

UN PROJET « BAS CARBONE »

L’opération d’aménagement sur le site des Papeteries a l’ambition d’être exemplaire sur le plan environnemental.

Ce projet, véritablement « bas carbone », limite au maximum les émissions de gaz à effet de serre pendant sa construction et son utilisation. L’empreinte carbone d’un bâtiment se joue à 60 % à la construction. Ici, l’utilisation de lamelles de bois massif permettra d’obtenir une empreinte carbone inversée dû au fait que le bois absorbe le carbone.

Énergie solaire, géothermie, potager et verger seront également de la partie, signes de la transition écologique mise en oeuvre à Nanterre.

Inscrite au cœur des quartiers bordant la Seine, la mutation de ce site permet également de poursuivre l’ouverture de Nanterre sur le fleuve et d’offrir un nouvel accès aux berges de Seine dans la continuité de la rue Anatole-France, tout en préservant certains bâtiments emblématiques de l’histoire industrielle de ce lieu.