L’ARS préconise dès 2012 le transfert des services d’urgence de nuit, réanimation et chirurgie avec hospitalisation. C’est la conséquence directe, le déficit actuel accru (16 millions d’euros en 2011) et l’aggravation des inégalités dans l’accès aux soins. Patrick Jarry, « Il n’est pas pensable que demain, une commune de 92 000 habitants, ville préfecture du département le plus riche de France, se retrouve sans un véritable hôpital public ». Une alternative est possible en développant la complémentarité entre les hôpitaux de Nanterre et de Colombes autour d’un projet médical clairement identifié, à partir des besoins de santé publique des populations concernées.
« Le CASH de Nanterre ne doit pas devenir une infirmerie »
Patrick Jarry
Nanterre est une ville évolutive et moderne. Marie Pezé, « Les chiffres de l’activité du CASH montrent clairement qu’on ne peut pas s’en séparer : plus de 5 000 opérations ont eu lieu en 2011». L’hôpital de Nanterre a été conçu au 19 e siècle, mais n’a commencé à évoluer que vers 1980. Les Nanterriens ne veulent pas de retour en arrière : Comment penser que le CASH pourrait devenir une infirmerie ? Martine Gaillard, présidente de la Commission médicale d’établissement a affirmé que « démanteler la chirurgie à Nanterre à terme ce serait fermer cet hôpital ». Et Claude Evin, directeur de l’ARS, n’aurait pas joué le jeu, l’équipe municipale se sent « trahie ». Les engagements que Claude Evin avait pris le 17 juin 2011 devant le conseil municipal, ne sont pas respectés. Aujourd’hui, les propositions faites par la municipalité à l’ARS sont ignorées. A la fin de la conférence de presse du 13 décembre dernier, les participants réclament des données chiffrées, dont les résultats des groupes de travail et les études des cabinets d’audit privés, qui n’ont jamais été présentés au conseil d’administration de l’hôpital. La mobilisation se durcie pour sauver l’hôpital de Nanterre.
Précilia Gouzien