La façade est impressionnante. Derrière les grilles de cette grande bâtisse du XIXe siècle, l’hôpital Max-Fourestier s’étend sur 17 hectares et partage ses activités avec les structures sociales destinées aux plus défavorisés. Les origines de ce bâtiment remontent à 1878 : à l’époque, la Maison de Nanterre est désignée par décret pour accueillir les mendiants, la prison de Saint-Denis étant devenue trop petite. Ouverte dès 1887, elle accueille alors des détenus condamnés pour vagabondage et des mendiants. A partir de 1907 seulement, une infirmerie est créée dans un quartier spécial. Celle-ci va se développer pour devenir un hôpital local à partir des années 1930. Un établissement singulier qui aujourd’hui possède une double tutelle : il est placé sous la responsabilité du Préfet de police de Paris et du ministère de la santé. De par son histoire, l’hôpital de Nanterre accueille toujours aujourd’hui les patients dont personne ne veut. Aujourd’hui, c’est un précurseur en matière de soins hospitaliers mais surtout en termes d’écoute sanitaire et sociale.
En chiffre
Le Centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) :
131 médecins
279 lits
80 000 consultations externes
34 000 urgences
1 400 accouchements
5 400 interventions au bloc opératoire, dont 38% en ambulatoire
35 400 examens d’imagerie médicale
6 150 consultations d’anesthésie
1 bloc opératoire avec 7 salles d’opération
L’accueil social au CASH :
Un millier de personnes accueillies par an, 661 lits avec :
1 établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes
1 centre d’hébergement et de réinsertion sociale
1 centre d’hébergement et de réinsertion sociale longue durée
1 centre d’hébergement et d’accueil des personnes sans abri