Femme de Lettres et de conviction, grand-mère de Paul Gauguin
Franco-péruvienne, descendante de Montézuma, Flora Tristan était une femme de lettres, militante socialiste et féministe. Figure majeure du débat social dans les années 1840, elle participa aux premiers pas de l'internationalisme. Elle est l’auteur de " Nécessité de faire un bon accueil aux femmes étrangères " (1835), un écrit de sensibilité utopiste, dans lequel elle imagine les statuts d'une association destinée à fournir accueil et logement aux femmes seules. Elle sera également proche des causes défendues par Robert Owen, militant pour le rétablissement du divorce ou l'abolition de la peine de mort. En 1843, elle publie son ouvrage le plus important, " l'Union ouvrière ", et elle entame un Tour de France pour en assurer la promotion et mettre en garde contre un modèle de développement où l'homme serait sacrifié à la tyrannie du profit.
Flora Tristan mourut à Bordeaux, en novembre 1844.
Une colonne brisée au cimetière de Bordeaux fut érigée en 1848. Sur le piédestal, on peut lire : " A la mémoire de Madame Flora Tristan, auteur de l'Union Ouvrière, Les Travailleurs reconnaissants, Liberté, égalité, Fraternité, Solidarité ".
