Sainte Geneviève naquit à Nanterre vers 420. L’histoire veut, qu’en 429, l’évêque Germain d’Auxerre, alors qu’il se rendait à l’église Saint-Maurice, ait distingué la jeune fille parmi la foule et l’eut vouée au Seigneur. On raconte également qu’après son départ, la mère de la jeune fille aurait giflé sa fille qui voulait se rendre à l’église au lieu de garder la maison. Punie de cécité, elle aurait été guérie par l’eau du puits que Geneviève lui apporta pour lui laver les yeux. Une guérison qui est à l’origine des propriétés miraculeuses attribuées à l’eau du puits, logé jadis dans une petite chapelle dédiée à la Sainte, datant du XI
e et XII
e siècles et qui fut démolie lors de la Révolution. La crypte actuelle, à laquelle on accède par un escalier serait, selon la tradition, la cave de la maison de Sainte Geneviève. Aménagée en chapelle, elle n’est cependant plus ouverte au public.
Jusqu’au XVIII
e siècle, l’ensemble constitué par le puits et la chapelle Sainte-Geneviève ainsi que par l’église Saint-Maurice sera un lieu de pèlerinage très fréquenté. On atteindra même des " records d’affluence ", les 3 janvier, fête de la Sainte-Geneviève et les 14 septembre, fête de la Sainte-Croix. D’illustres personnages viendront y manifester leur dévotion : Blanche de Castille, Saint-Louis, Henriette de France, reine d’Angleterre, Louis XIII et même la reine Anne d’Autriche, en 1636….
Lors de la Révolution, la chapelle Sainte-Geneviève est en effet entièrement détruite, l’église, fermée au culte. Ce n’est qu’à la mort de Robespierre que le culte de la religion catholique reprendra pleinement ses droits.
En 1924, le chanoine Froidevaux, alors curé de Nanterre, décide d’abattre l’église devenue trop exiguë et vétuste, pour la remplacer par une grande basilique. Seul le chœur cependant sera démoli. C’est l’architecte M.Pradel qui dessinera les plans du transept, du chœur et de la crypte de cette nouvelle église dédiée à Sainte-Geneviève et Saint-Maurice. Les fresques intérieures seront, quant à elles, réalisées par M. Baudoin, ancien professeur à l’Ecole des Beaux-Arts, et ses élèves.
Ce n’est qu’à partir de 1967 que l’église sera érigée en Cathédrale. Quelques années plus tard, en 1972, la façade et la nef seront démolies. Un nouveau porche, avec sa porte monumentale en métal et verre, réalisée par Sabatier, leur fait place.