
Au XIXe siècle, sous l’influence de Corot, Courbet, Paul Huet, le paysage, qui était considéré par l’Académie comme un genre mineur, gagne ses lettres de noblesse. Les nouvelles générations d’artistes se libèrent, comme eux, des conventions de l’art classique. Ils ne veulent ni idéaliser le paysage ni l’agrémenter de scènes historiques ou mythologiques. Ils peignent sur le motif et s’attachent à reproduire le réel ; ils expriment à travers le paysage, les impressions et les émotions qu’ils ressentent. Stanislas Lépine ( 1835-1892), Charles Mercier (1832-1909) et Pierre-Emmanuel Damoye (1847-1916), qui ont représenté Nanterre, se situent dans le courant de ces peintres qui désirent traduire « la vérité de la nature ».

Les petites maisons situées en bordure de Seine, tout comme les industries venues s’y implanter dans les années 1900, feront en effet l’objet de représentations picturales. La papeterie Prioux, dite papeterie de Nanterre, dont il ne subsiste aucune trace aujourd’hui, la sablière installée sur plus de six hectares, qui jadis était reliée à la Seine par un chenal assurant le passage des péniches… Autant de vues variées et diverses que certains peintres de l’époque feront apparaître, en filigrane, sur leurs toiles, au détour d’une promenade champêtre.
Sources : Nanterre Info. N°261. Décembre 2001. Vivre à Nanterre. Oh ! Quelle histoire. « Nanterre vu par quatre peintres », Jeannine Cornaille, Société d’Histoire de Nanterre.