240 fables, 64 contes, un roman mêlé de prose et de vers, une idylle héroïque, deux livrets d'opéra, deux tragédies, deux comédies, un ballet comique, les fragments d'un songe, un poème scientifique, trois épîtres critiques en vers, un poème chrétien, deux paraphrases de textes sacrés, une relation de voyage, six élégies, des satires, des odes, des ballades, des madrigaux, des sonnets, des chansons, des épithalames et des épigrammes, un pastiche, des traductions de vers latins, des lettres, beaucoup de vers de circonstance et de pièces perdues… Si Jean de La Fontaine s’est essayé à tous les genres littéraires, il n’en reste pas moins que ce sont ses contes, mais avant tout, ses fameuses fables qui firent la renommée de l’auteur.
Jean de La Fontaine est né à Château-Thierry, le 8 juillet 1621. Son père, Charles, était maître des Eaux et Forêts et Capitaine des Chasses ; sa mère, née Françoise Pidoux, était originaire de Coulommiers dans le Poitou. Si l’on ne connaît que très peu de choses sur son enfance et son adolescence, on sait néanmoins qu’il fréquenta le collège de Château-Thierry. Il y fit la rencontre de François Maucroix, qui resta, jusqu’à la fin de sa vie, son plus fidèle ami et confident. En 1641, il entra à l'Oratoire, rue St Honoré, à Paris. Mais, la vie monacale à laquelle il dut se plier, dix huit mois durant, ne lui convenait guère. Il quitta donc l’établissement et s’engagea dans des études de droit. Avant d’obtenir, en 1649, un diplôme d’avocat au parlement de Paris, son père le contraint à épouser, en 1647, Marie Héricart, alors âgée de 14 ans ; un mariage de complaisance qui ne fit le bonheur d’aucune des deux parties, malgré la naissance d’un enfant, Charles, en 1653. Un an plus tôt, en 1652, La Fontaine fut reçu en qualité de Maître des Eaux et Forêts. Une lourde tâche à laquelle il s’essaya du mieux qu'il pût. On retrouvera d’ailleurs sa signature jusqu'en 1671 sur certains écrits du canton de Château-Thierry, avant qu’il ne décide, en 1672, de vendre l’intégralité de cette charge. Toutes ces années durant, La Fontaine, lorsque son travail lui en laissait le temps, s’échappait à Paris, où il se mêla aux sociétés précieuses et libertines de l’époque. Il fréquenta alors des personnalités telles que Maucroix, Furetière, les frères Tallemant, Antoine de la Sablière… Sa vocation poétique s'éveillait de plus en plus. Il commença par rédiger vers, épîtres, épigrammes et ballades, avant de traduire l’Eunuque de Térence, en 1654 et de composer, vers 1659, une comédie, Clymène, ainsi qu’Adonis qu'il dédia, tout comme une trentaine d’autres poèmes, à Nicolas Fouquet, alors surintendant des finances. Ses deux premiers contes, Joconde et Le cocu battu et content furent publiés en 1664 et il entama l’écriture de ses Fables choisies mises en vers dès 1668.
Jean de La Fontaine fut élu en 1684 à l'Académie française. Il mourut en 1695.