Lors du conseil municipal, hier soir, j’ai demandé au président de la République d’entendre le message des électeurs, le 21 mars dernier, et de renoncer aux deux projets de décret : celui d’extension de La Défense et celui de fusion des établissements publics d’aménagement de La Défense (Epad) et Seine-Arche (Epasa).
L’avenir de La Défense a été un des thèmes majeurs de la campagne dans les Hauts-de-Seine, et nous y avons d’ailleurs largement contribué.
Tous les candidats de gauche ainsi que le Modem, dans leur diversité, se sont prononcés contre l’extension de La Défense. La candidate du gouvernement a été la seule à soutenir ce projet, même si elle l’a fait du bout des lèvres.
La population ne veut pas de ce projet et elle l’a majoritairement exprimé lors de ces élections régionales. Pour les six villes situées dans le périmètre de La Défense, alors que cinq d’entre-elles sont à direction UMP, la gauche a obtenu 50 329 voix soit 51,49 %, et la droite 47 434 voix, soit 48,51 %.
Après un tel désaveu, il serait particulièrement choquant que le gouvernement décide de passer en force. Je demande donc, une nouvelle fois, au président de la République de retirer les deux projets de décret et d’ouvrir une phase de négociations. Tant que planera la menace des projets de décret, cela est impossible.
Nous sommes tout à fait prêts à participer à un débat sur l’avenir de ce territoire, avec tous les acteurs concernés, comme nous n’avons cessé de le demander.
Si ce débat a enfin lieu, nous porterons les mêmes orientations que celles que nous défendons avec la majorité municipale, à savoir un aménagement durable, une mixité sociale, une mixité de fonctions et d’usages : habitat, activité économique, commerce, équipements et services publics.
Nous ferons en sorte qu’il soit transparent, qu’il se mène au grand jour, avec la population de Nanterre.
Déclaration de Patrick Jarry,
maire de Nanterre et conseiller général des Hauts-de-Seine.