Ces deux nouvelles tours de 324 mètres de haut, ce sont : 280 000 mètres carrés de bureaux, de logements haut de gamme et un hôtel de grand luxe.
Pour la réalisation de ce projet, l’Etat et l’Epad ont autorisé la destruction de 250 logements sociaux et intermédiaires, dont le bailleur est Logis transports, la société dédiée au logement des personnels de la RATP. En lieu et place, seront réalisés 540 logements, de 170 mètres carrés chacun, à 12 000 euros le mètre carré !
Ainsi, les rares de familles modestes, qui habitent le quartier d’affaires, continuent d’en être évacuées pour permettre à quelques riches familles françaises et étrangères de disposer d’un pied-à-terre !
À ce prix du mètre carré, nous ne sommes pas près de voir la mixité sociale contribuer à la diversité humaine et d’activités tant nécessaires à La Défense. Quel salarié, qu’il soit ingénieur, technicien, employé des nombreux points de ventes des centres commerciaux pourra espérer vivre à proximité de son lieu de travail ?
Il est d’ailleurs tout à fait légitime de s’interroger, et je ne manquerai pas de le faire, sur les conditions qui ont pu amener à proposer si rapidement des relogements à ces familles alors que d’autres attendent 3, 4, 5 ou 6 années avant qu’une proposition leur soit faite !
Avec ce projet du groupe financier russe Hermitage, nous sommes encore dans les « années fric » et dans l’état d’esprit, qui prévaut depuis 50 ans sur le site de La Défense : « les pauvres, faites de la place aux riches ! ». Il est aussi légitime de s’interroger sur l’avenir réel de ce projet de 2 milliards d’euros quand le groupe russe n’apporte que 300 millions de fonds propres.
Tout cela n’est pas sérieux et mérite que l’on mette un terme à un aménagement qui tourne le dos à l’intérêt général et à une vision plus solidaire de l’Ouest parisien.