La création par le gouvernement du nouvel Établissement d’aménagement de La Défense et de Seine-Arche (Epadesa) vient confirmer les annonces faites précédemment par le ministre Jean-Louis Borloo :
- renoncement à l’extension du périmètre de l’opération d’intérêt national sur la moitié du territoire de Nanterre
- fusion des deux établissements actuels d’aménagement Epad et Epasa
- acceptation que les communes retrouvent leurs droits de pouvoir co-décider l’avenir de ce territoire de l’Ouest parisien, à travers la création d’un syndicat d’études et de projets que je présiderai.
Nous continuons de penser que la mise en place de ce nouvel établissement n’est pas une bonne chose pour Nanterre.
Nous allons poursuivre notre mobilisation, d’une part, pour que le renoncement au projet d’extension de La Défense sur le territoire de Nanterre soit maintenu. D’autre part, pour exiger que le nouvel établissement concentre son action sur deux axes : la mise en œuvre du plan de renouveau de La Défense - voulu par le gouvernement mais qui connait bien des déboires - et la poursuite de l’opération Seine-Arche, telle qu’elle a été décidée par un accord entre la ville et l’Etat, il y a près de dix ans.
Beaucoup reste à faire, notamment :
- la construction de logements sur les tunnels de l’autoroute A14 et du RER
- la mobilisation des moyens financiers nécessaires à l’enfouissement de l’échangeur A14/A86
- le démarrage du projet « Cœur de quartier » autour de la nouvelle gare Nanterre-Université
- la réalisation d’études d’insertion urbaine du projet de « Stade Arena » à proximité des cimetières de Puteaux et Neuilly.
Quant au devenir de tout cet Ouest parisien qui doit muter vers un projet urbain humain, plus solidaire et durable, Nanterre entend contribuer à sa réalisation par des propositions alternatives.
Le syndicat d’étude et de projet constitué des six principales villes concernées (Puteaux, Courbevoie, Suresnes, La Garenne-Colombes, Rueil-Malmaison et Nanterre) devra lancer des études et l’État devra accepter d’entendre la voix des communes, des collectivités territoriales et des populations. Le moment venu, cela devra constituer la feuille de route de l’Epadesa.
Lors de la mise en place de l’Epadesa, à la rentrée, la Ville de Nanterre portera ses propres propositions.
Par exemple, pour que soit systématiquement pratiquée la transparence financière sur les diverses les opérations urbaines des villes concernées, pour qu’il y ait une vraie coopération entre les services municipaux concernés et l’établissement public et que les projets mis en œuvre le soient dans une vision participative, c'est-à-dire mis en débat avec les élus, les associations et les populations concernées.
Il faut tourner définitivement la page d’un aménagement autoritaire, d’un Epad omnipotent et aux comptes obscurs, pour s’engager résolument dans la réalisation d’un territoire partagé, solidaire et durable.