Le 14 octobre dernier, j’ai fait acte de candidature à la présidence de l’Etablissement public d’aménagement de La Défense (Epad). Le désistement du fils du président de la République n’a en rien fait varier ma volonté.
Depuis ce désistement, l’hypothèse d’un président haut-fonctionnaire semble privilégiée. J’ai donc souhaité rappeler au Premier ministre, dans un courrier que je lui ai adressé hier, la position tenue par les hauts-fonctionnaires lors de précédentes élections à la tête de l’Epad et de l’Etablissement public d’aménagement Seine-Arche (Epasa).
Ces administrateurs, nommés par leurs ministères de tutelle, justifiaient leur non-participation au scrutin « pour respecter la liberté des élus dans le choix d’un président ». Ceci n’est-il plus valable aujourd’hui ?
Outre le fait que cela symbolise un véritable mépris à l’égard des administrateurs du collège des élus, présents au conseil d’administration, cette manœuvre serait une négation de l’esprit des lois de décentralisation.
Aucun établissement public d’aménagement de France n’est présidé par un haut-fonctionnaire. Tous le sont par un élu.
La Défense serait-elle un territoire à part, hors du cadre réglementaire de la République française ?