Les principales têtes de listes départementales ou régionales en Ile-de-France étaient présentes jeudi 25 février à la rencontre, initiée par la municipalité de Nanterre, qui a rassemblé près de 200 personnes.
A travers cette réunion publique inédite, nous voulions mettre le devenir du site de La Défense au cœur du débat régional, nous voulions obtenir des engagements précis de celles et ceux qui sont appelés à diriger demain notre région.
Le seul fait que les principales têtes de liste aient accepté de débattre devant les Nanterriens de l’avenir de La Défense montre à quel point ce sujet est devenu un enjeu régional majeur, tant il concentre toutes les problématiques de l’Ouest parisien et de la métropole en termes d’emploi, de transports, de logement, d’environnement.
Cette présence à Nanterre des principaux candidats constitue également la reconnaissance de tout le travail que nous menons avec la population depuis plusieurs mois pour refuser une mainmise de l’Etat sur notre ville, pour faire valoir une vision solidaire et durable de ce territoire, à l’opposé de ceux qui veulent empiler des mètres carrés de bureau à coup de décrets, alors que la crise économique et environnementale met en évidence la fragilité de ce modèle dépassé.
Lors de ce débat, et dans les réponses écrites des candidats, les listes de la gauche et de l’écologie, dans leur diversité, ainsi que le Modem, ont réaffirmé très nettement leur opposition au projet d’extension de La Défense tel que le gouvernement a tenté de l’imposer brutalement. Je m’en réjouis profondément.
Je note aussi avec intérêt que tant lors de ce débat que dans la réponse écrite de la tête de liste régionale UMP à notre questionnaire, la droite affiche, dans les mots, une prise de distance avec le projet d’extension imposée du quartier d’affaires et le projet de fusion des deux établissements publics d’aménagement. La tête de liste régionale UMP, qui est tout de même membre du gouvernement, allant jusqu’à estimer que « Nanterre devrait être un pilote de l’aménagement de la zone qui entoure la gare de La Défense ».
Sans doute faut-il voir un lien entre ces propos, l’opposition des villes environnant La Défense au projet gouvernemental et l’approche des élections régionales. C’est donc aux actes que nous jugerons ces déclarations.
Pour notre part, avec les Nanterriens, et tous ceux qui se reconnaissent dans la démarche que nous avons engagée, nous poursuivons la construction d’un véritable projet de territoire qui réponde à la fois à des exigences de développement économique, de ville humaine et durable.