M. Jean-Christophe Fromantin a pris la décision de ne pas répondre favorablement à la demande que nous lui avions formulée, avec les maires d’Argenteuil, Asnières, Clichy-la- Garenne, Colombes et Gennevilliers, d’organiser une cérémonie en hommage aux victimes de la terrible répression du 17 octobre 1961, sur l’Ile-du-Pont qui est située sur la commune de Neuilly.
Je suis indigné par cette décision inacceptable. M. Fromantin justifie sa position par le fait que Neuilly-sur-Seine « n’a jamais été associée à ce terrible événement par la passé ».
Cette affirmation de M.Fromantin est contraire à la vérité historique. Car c’est bien du Pont de Neuilly que ce funeste 17 octobre 1961, des centaines de manifestants pacifiques, des enfants, des femmes et des hommes, dont beaucoup venaient de Nanterre, ont été réprimés, battus, tués et jetés dans la Seine par la police. C’est à cet endroit précis qu’un crime d’Etat a été commis.
Cinquante ans après, il est temps qu’une reconnaissance officielle intervienne et que soit mise au grand jour cette part sombre de notre histoire commune.
Cinquante ans après ce drame, il faut écouter les historiens et chercheurs, afin que le 17 octobre 1961 soit enseigné.
C’est le sens du rassemblement que nous tiendrons le lundi 17 octobre 2011, à 17h30, sur l’esplanade de La Défense, côté Pont de Neuilly.
A travers cette cérémonie et l’ensemble des initiatives qui se tiendront pour ce cinquantenaire, à Nanterre et dans toute la région, nous comptons aboutir à une reconnaissance officielle de l’Etat.
En réponse à cette décision inadmissible du maire de Neuilly-sur-Seine, j’invite tous les partisans du devoir de mémoire à se joindre à notre rassemblement.