Le conseil d’administration de l’Epad, réuni le 26 janvier dernier, vient d’autoriser le directeur général à signer des promesses de ventes pour la démolition reconstruction des tours D2 , Air 2 , Carpe Diem et Générali . Si l’on ajoute les démolitions reconstructions déjà en cours – First et Praetorium – la surface hors œuvre nette de bureaux supplémentaires, exonérés de taxes sur les bureaux, va s’élever à 227 414 m². En sus des 3 500 000 m² existants sur la dalle de La Défense !
Le Plan de renouveau de La Défense, annoncé par le ministre Dominique Perben en 2006, et ses objectifs sont d’ores et déjà dépassés !
Pour mémoire, le Plan de renouveau de La Défense c’est 150 000 m² de surfaces supplémentaires autorisées, dans le cadre de démolition reconstruction de 17 tours devenues obsolètes, et 300 000 m² pour des tours nouvelles soit, au total, 450 000 m². Des chiffres rapportés par les observateurs et la presse à l’issue du conseil d’administration du 26 juillet 2006.
A ce rythme, la rénovation reconstruction des 17 tours conduirait à la construction de 644 000 m² supplémentaires ! Auxquels il convient d’ajouter les 300 000 m² pour les tours nouvelles que l’Epad n’a pas renoncé à faire construire, soit 944 000 m² de plus !
Certes, le marché de l’immobilier peut encore en décider autrement, mais on est toujours dans la même stratégie : ce sont les yoyos du marché qui commandent.
Au lieu de chercher à mieux insérer La Défense dans son territoire, à travailler avec les villes de Puteaux, Courbevoie, Nanterre, Rueil-Malmaison, Suresnes, La Garenne-Colombes, l’Epad continue à sur-densifier la dalle de la Défense.
Déjà le 26 juillet 2006, je posais cette question : « Pourquoi densifier encore l’activité économique à cet endroit précis et attirer ainsi des milliers de salariés éloignés géographiquement, alors que La Défense est devenue presque inaccessible par les réseaux de transports publics ? »
Avec la réalisation de 227 414 m² supplémentaires, à l’horizon 2013-2014, ce sont 15 000 salariés de plus qui arriveront par des transports en commun déjà surchargés !
L’Epad poursuit ainsi une fuite en avant sans tenir compte des réalités : les transports et les attentes des citoyens pour un Ouest parisien plus juste, plus solidaire, plus mixte. L’Etablissement ne prend pas en compte le développement durable et la nécessaire baisse de l’impact écologique au niveau de la métropole.