Ce texte est en l’état inapplicable. L’Etat exige en effet des maires qu’ils créent les conditions pour accueillir les enfants dans les écoles en 48 heures, durée du préavis de grève ! La ville de Nanterre, comme de nombreuses autres collectivités, considère que les conditions minimales de sécurité, s’agissant d’accueil et de garde d’un grand nombre d’enfants, ne peuvent pas être réunies.
Les municipalités qui avaient envisagé de mettre en place ce type d’accueil ont dû y renoncer faute de pouvoir l’organiser dans un délai si court et faute de personnel qualifié, à l’image notamment de la Ville de Paris.
Pour ces raisons, nous demandons que ce texte soit abrogé.
Par ailleurs, parce qu’elle partage les valeurs de défense du service public de l’éducation, la municipalité soutient le mouvement de grève des enseignants du 20 novembre prochain et appelle le gouvernement à ouvrir rapidement des négociations avec les enseignants et les parents d’élèves, notamment sur les suppressions de poste et la remise en cause des Réseaux d’Aide Spécialisée aux Elèves en Difficultés (RASED).
Ainsi, aujourd’hui les RASED sont indispensables pour les enfants qui rencontrent des difficultés dans les apprentissages fondamentaux tels que la lecture, l’écriture ou le calcul. L’aide des enseignants spécialisés ne peut en aucun cas être remplacée par les deux heures «d’aide personnalisée» qui se substituent à l’enseignement du samedi matin.
Je tenais, avec Zacharia BEN AMAR, Maire Adjoint délégué à l’enseignement primaire et secondaire, et l’ensemble de la municipalité, à vous faire part de ces positions. En vous réaffirmant l’engagement qui est le nôtre en faveur de la réussite éducative pour tous, avec mes salutations dévouées.
Patrick Jarry, maire de Nanterre,
conseiller général des Hauts-de-Seine.