Le conseil général des Hauts-de-Seine a en décidé ainsi unilatéralement, et semble-t-il de façon définitive, après l’agression d’un accompagnateur par cinq collégiens.
La mairie de Nanterre soutient cet animateur du centre d’action sociale Hissez-Haut, mais déplore la nature de la réponse apportée.
En charge des collèges, le département ne peut se démettre d’une telle mission de service public au prétexte que celle-ci serait mise en difficulté. De nombreux efforts avaient été engagés, encore récemment, par les personnels du collège, par les parents, par la ville pour améliorer les conditions de transport des élèves. Y mettre un terme, dans de telles conditions, n’est pas acceptable.
La présence d’un adulte-accompagnateur, pour garantir la sécurité des élèves pendant le trajet, avait été demandée dès l’origine par tous les partenaires. Elle n’a été effective qu’en mars 2009, en même temps que des ateliers périscolaires étaient mis en place, associant la ville, le collège et le centre social Hissez-Haut. Le conseil général avait validé ces engagements et les finançait.
La mairie de Nanterre souhaite qu’une concertation ait lieu entre toutes les parties concernées pour qu’une véritable solution de service public soit proposée aux 150 collégiens de Jean-Perrin concernés et à leurs parents. Il en va de la sécurité des élèves et du devenir de ce collège.
La ville demande au conseil général de prendre la mesure de ses responsabilités et attend qu’une nouvelle navette, assurant la sécurité de tous les acteurs, soit réinstallée jusqu’à la réouverture du collège Jean-Perrin, fin d’année scolaire prochaine.