Claude Evin, directeur de l’Agence Régionale de Santé d’Île-de-France, a convié le Maire de Nanterre, Patrick Jarry, la députée, Jacqueline Fraysse, la maire adjointe à la santé Fatna Chouaikh, et la ville de Colombes, à participer à une réunion le mardi 3 mai au CASH de Nanterre.
En février dernier, le directeur de l’ARS s’était en effet engagé à rencontrer régulièrement les élus de Nanterre et de Colombes pour les informer des travaux conduits par l’ARS en partenariat avec la préfecture de police de Paris et l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris sur l’adaptation de l’offre de soins publique dans le nord du département, et en particulier sur les projets de coopération entre les hôpitaux Max Fourestier (Nanterre) et Louis Mourier (Colombes).
A l’occasion de cette réunion, les élus de Nanterre et de Colombes ont unanimement réaffirmé leur souci d’un partenariat équilibré entre les deux hôpitaux, et leur opposition à toute forme de réduction de l’offre de l’activité publique de soins dans les deux établissements.
Les élus de Nanterre ont à nouveau alerté l’ARS sur les besoins de la population en termes de santé publique, et le renforcement de la ségrégation sociale qu’impliquerait un appauvrissement de l’offre de soins publique dans le territoire.
A l’issue de cette rencontre, les élus de Nanterre regrettent de n’avoir obtenu aucune précision sur les intentions de l’ARS et aucun calendrier d’action.
Les élus de Nanterre redoutent que des décisions ne soient en réalité déjà prises par l’ARS pour priver demain l’hôpital de Nanterre de ses services de chirurgie conventionnelle. Dans ce cas, l’hôpital de Nanterre se réduirait à n’être qu’un lieu de soins ambulatoires et d’accueil des urgences sociales, et la maternité serait à court terme également menacée de disparaître.
Dans ce contexte d’inquiétude, il faut rester vigilant et mobilisé pour sauvegarder un grand service public de santé à Nanterre.