Sous couvert de modernisation et de réduction des coûts des services publics, l’Etat se désengage et va faire peser une nouvelle fois sur les ménages un plan d’austérité.
Les collectivités territoriales subissent de plein fouet le gel des dotations données par l’Etat jusqu’à 2014 ainsi qu’un calcul incertain des prélèvements sur les entreprises, représentant une part importante des recettes d’une collectivité. La plupart des élus vont se retrouver dans l’impossibilité d’équilibrer les budgets. Devront-ils taxer davantage les habitants ? Etre obligés de confisquer des composantes essentielles d’un service public de proximité qui reste souvent le seul soutien des familles alors que les situations sociales s’aggravent et les inégalités territoriales se creusent ?
L’autonomie fiscale des collectivités est remise en cause par l’Etat. A Nanterre, en 10 ans le pouvoir fiscal de la collectivité a été divisé par 3. Dans les années 2000, à Nanterre, les produits fiscaux étaient essentiellement portés par les entreprises (environ 85%). Depuis la réforme en 2010 ce sont les ménages qui sont les premiers contributeurs (54%).
La délégation a réaffirmé son indignation face aux choix gouvernementaux et a demandé au sous préfet de faire remonter à Matignon le mécontentement face à un gouvernement sourd, démantelant le service public. Manifestant l’incompréhension des élus, la délégation a également demandé que soient trouvées des solutions concrètes, prenant compte avant tout l’aspect humain et non comptable.