Le 20 juillet, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, était en visite à l’ilot ferroviaire de la Folie à Nanterre. Il était venu, accompagné par Patrick Strzoda, préfet des Hauts-de-Seine, pour étudier la candidature de la ville et découvrir ce site, qui est aujourd’hui l’un des trois derniers lieux en compétition pour l’implantation du Centre national de Conservation, de recherche et de restauration du patrimoine.Tous les partenaires du projet étaient présents autour du maire de Nanterre pour défendre cette implantation : Christian Dupuy, vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Bernadette Madeuf, présidente de l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, Daniel Goupillat, président de la Chambre des métiers et de l’artisanat des Hauts-de-Seine, Christophe Vénien, directeur de la stratégie urbaine à l’Epasa et Zahra Boudjemaï, adjointe au maire en charge de la Culture. La première question du ministre a porté sur les relations que l’université entend développer avec ce nouveau lieu culturel. Il s’est ensuite intéressé à la faisabilité du projet, les terrains appartenant à Réseau ferré de France et à la SNCF. « Il est certain que le coût du foncier est important sur ce site, a répondu Patrick Jarry, mais c’est certainement celui qui est le mieux desservi par les transports en commun - et qui le sera encore mieux demain avec l’arrivée du RER E Eole-, qui a la plus grande proximité avec une université et il est situé dans un secteur en mutation à deux pas de La Défense. » C’est un projet qui pourrait prendre appui sur l’université et sur le potentiel des artisans et entreprises des métiers d’arts pour « mettre fin à la mono-activité de La Défense et développer un nouveau mode de vie pour ce secteur », a ajouté le maire de Nanterre. Frédéric Mitterrand s’est dit sensible à ces arguments : « je retiens la bonne entente entre la commune et le conseil général, la proximité et l’empathie de l’université pour ce projet », a-t-il déclaré au terme de la visite. Sa décision devrait être prise au cours de l’été pour assurer une livraison des bâtiments dès 2013.