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A savoir
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  • D'ici 2015, 2400 nouveaux logements sociaux vont être construits dans tous les quartiers de la Ville.
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  • Avec Nanterre Habitat Plus, l'aide financière accordée aux propriétaires pour améliorer leur habitat est en moyenne de 3 681 € en 2006.
  • Depuis 1991, la Ville a soutenu au travers des OPAH et de Nanterre Habitat Plus la réhabilitation de 3 200 logements privés anciens.
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Article

Nanterre résiste et propose

Le conseil municipal dit non à l’extension imposée de la Défense sur Nanterre. Dans sa séance du 20 octobre 2009, il s'est prononcé contre deux projets de décrets, l'un portant fusion des établissements publics d'aménagement de La Défense (Epad) et de Seine-Arche (Epasa), l'autre étendant le périmètre de l'opération d'intérêt national. Après le retrait de la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad, Patrick Jarry estime que : "ce sont toutes les pratiques autoritaires qui dominent depuis des mois concernant le secteur de La Défense, qui doivent cesser". Il demande donc le retrait des deux projets de décrets.

 

ConseilEn refusant ces décrets, les élus dénoncent un «déni de démocratie » et un « changement de cap de l'Etat sur le devenir de Nanterre », qui rompt le contrat passé lors de la création de l'Epasa, sans tenir compte du bilan positif de cet établissement et du contexte économique. A propos de l'extension du périmètre, le conseil municipal regrette une absence totale de projet et de définition cohérente de l'intérêt national.

A écouter (cliquer sur les noms pour écouter la totalité de chaque intervention)

Jarry

En ouverture des débats, Patrick Jarry , maire de Nanterre, dit avec force sa volonté d'arrêter «  la fuite en avant » et de « repenser le devenir du quartier d'affaires de La Défense, pour mieux le faire vivre avec les villes sur lesquelles il est installé, pour qu'il contribue à un Ouest parisien plus diversifié, plus solidaire et plus durable ». De nombreux élus ont ensuite pris la parole.

Lefret

Frédéric Lefret (Nanterre en valeurs – UMP) explique pourquoi il voit dans ces projets une chance pour Nanterre et ses habitants.

Marchal

Patrice Marchal (PS) dénonce le déni de démocratie et le retour d'un Etat centralisateur.

Vignau

Marc Vignau (Communistes et initiative citoyenne) voit dans l'extension du périmètre de l'opération d'intérêt national aux zones d'activités de Nanterre une mainmise sur les ressources de celles-ci.

Sage

Julien Sage (les Verts) refuse de signer un «  chèque en blanc » alors qu'il n'y a pas de projet urbain.

Cassou

André Cassou (MRC) dénonce une spoliation de la démocratie et un Etat tenant de « l'affairisme immobilier ».

Duflos

Gilles Duflos (Gauche démocrate) trouve « grave » qu'il n'y ait pas d'unanimité au conseil municipal sur ce vote alors qu'on veut amputer Nanterre de la moitie de son territoire.

Gauche-Cazalis

Gilles Gauche-Cazalis (CIC) pointe un certain nombre d'enjeux urbains pour Nanterre et l'Ouest parisien.

De Lajarte

François De Lajarte (Modem, PRG, citoyens) aspire à un travail en commun avec les autres communes concernées par l'extension de La Défense.

Tayeb

Rachid Tayeb (PS) dénonce la remise en cause de la décentralisation et de la démocratie locale.

Fraysse

Jacqueline Fraysse (CIC) éclaire la situation actuelle en rappelant la longue histoire des relations entre Nanterre et La Défense et fustige une «  démarche centralisatrice et technocratique », sans égard pour la population.

Meyer

Marie-Laure Meyer (PS) interroge la cohérence de la politique gouvernementale à l'égard des collectivités locales.

Perreau-Bezouille

Gérard Perreau-Bezouille (CIC) développe l'aspect financier de l'opération et le déficit abyssal de l'Epad.

Feugas

Barbara Feaugas (Nanterre en valeurs – UMP) considère que ces décrets sont une chance pour Nanterre.

Chanut

Bruno Chanut (PS) met en avant la qualité urbaine et écologique de l'aménagement Seine-Arche.

Creuset

Pierre Creuzet (Modem, PRG, citoyens) dénonce avec force un « véritable hold up » et assure le maire de son soutien.

Donzel

Sophie Donzel (PS) considère que « ce qui nous est proposé n'est absolument pas un projet urbain mais un projet financier et immobilier ».

A l'issue des débats, tous les conseillers municipaux ont voté contre les projets de décrets, à l'exception des quatre élus du groupe Nanterre en valeurs – UMP.
Par ailleurs, huit associations de la ville ont remis au maire la lettre ouverte qu'ils adressent au président de la République. Lire la lettre

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