Aucun élu local n’a été convié à prendre la parole.
Dans le prolongement de son discours sur le grand Paris, le 29 avril dernier, le président de la République a exposé sa vision de l’avenir du quartier d’affaires.
Une seule nouveauté marque son exposé : puisque la City de Londres est en grande difficulté, c’est le moment d’essayer d’être « la financial walley » de l’Europe.
Et tout cela sans aucune analyse des raisons qui ont conduit la City à la situation que l’on connaît. Comme si les mêmes causes ne risquaient pas de produire les mêmes effets.
Pour moi, cette ambition n’est qu’une fuite en avant, une course effrénée vers le toujours plus de mètres carrés, toujours plus de bureaux… avec le risque de la déshumanisation ou de l’obsolescence rapide de tout le secteur.
Il n’y a là qu’une audace de forme. La véritable audace, le véritable courage, serait d’accepter de reconsidérer le mode de développement qui a prévalu jusqu’à maintenant.
C’est ce que j’ai souligné auprès du président de la République, lors des quelques minutes d’entretien qu’il m’a accordé à la fin de l’initiative.
Nanterre a des idées et des propositions pour un autre développement. Plus solidaire. Plus durable.
Il faut consentir à ouvrir ce débat aux populations et aux élus de l’Ouest parisien.