
C’est l’une des rues de Nanterre qui témoigne le plus fortement du passé agricole de la commune. Au XIX
e siècle, elle abrita en effet près d’une quarantaine de familles de cultivateurs, des journaliers ainsi que des commerçants, dont l’activité était liée, pour l’essentiel, à l’agriculture. Point de grands immeubles, ni de villas, mais un ensemble de maisons mitoyennes d’un étage, serrées de chaque côté d’une rue étroite, qui s’étire de la place J.B Plainchamps à la rue Maurice-Thorez. Les anciennes fermes subsistent encore, avec leur porte charretière percée d’une porte piétonne, leurs lucarnes donnant sur les greniers. Le logis, construit sur une cave voûtée donne sur la rue. Aujourd’hui, ces anciens bâtiments ruraux sont occupés par des entreprises de transports, de maçonnerie, des artisans et des bureaux. Quant aux granges et aux écuries, elles sont devenues des garages, entrepôts ou ateliers.
Sources : Oh ! Quelle histoire. Bulletin n°12. Volume 1. Décembre 1992. Société d’Histoire de Nanterre.