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Salons urbains : vous avez la parole !

Durant le Printemps de l’égalité, qui se déroule jusqu’au 26 mars, celles et ceux qui font Nanterre ont été invités à discuter, dans l’espace public, de l’égalité femmes-hommes au travail, dans les études, à la maison, dans la rue…

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Samedi 18 mars / Avenue de la République

Samedi 18 mars, les Salons urbains ont profité du Moussem du Petit-Nanterre pour s’installer avenue de la République. Le principe est resté inchangé : les badauds parlent librement de l’égalité femmes-hommes. Florilège de ce qui s’est dit…


« A la maison, c’est moi qui cuisine. Ma femme travaillait beaucoup, alors j’avais pris cette habitude. Maintenant qu’elle est à la retraite, je continue.» Homme, 63 ans.

« On n’a pas peur, on se sent libre. Nos parents sont musulmans et ils nous ont élevées comme nos frères. Pour eux, la priorité c’était qu’on fasse des études. » Filles, 21 et 15 ans.

« Si j’ai une fille, j’aurais toujours peur pour elle. » Homme, 29 ans.

« Moi je suis très libre, ça me représente ! J’ai toujours choisi tout ce que je voulais faire ! J’élève seule mon enfant et c’est un choix. » Femme, 29 ans.

« Égalité fille /garçon = aucun problème !!! »  Filles 14 ans.

« Les garçons pensent qu’ils sont les chefs ! Les garçons font les courses, font les trucs dehors mais jamais le ménage et la cuisine. Les garçons doivent arrêter de jouer aux chefs ! » Collégiennes, 12 ans.

« Les filles sont libres, mais exagérer cette liberté pour s’exhiber comme beaucoup aujourd’hui, je dis non ! » Femme, 40 ans.

«  C’est toujours aux femmes qu’on confie les enfants lors d’un divorce, c’est comme ça, elles sont plus à même d’élever les enfants. » Homme, 45 ans.

« Il faudrait tout reprendre depuis la base, éduquer nos enfants de la même manière qu’ils soient filles ou garçons. » Homme, 30 ans.

Mercredi 8 mars / Campus de l’université

Le 8 mars 2017, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, un premier Salon urbain s’est tenu sur le campus de l’université. Espace de rencontres éphémères, ce salon, imaginé par le collectif  d’artistes nanterriennes Les Plastikeuses, a permis de récolter la parole collective des étudiants. Alors, l’égalité femmes-hommes qu’en disent-ils ?

 

  • « On est libre, on se fixe soi-même ses limites. » : une étudiante
  • « J’ai peur du monde du travail, je ne suis pas sûre que l’on soit traitées comme les hommes… » : une étudiante en droit du travail
  • «  Si tu es un homme, donne du pouvoir aux femmes ! » : un étudiant en économie/ gestion
  • « L’inégalité fille /garçon, femme/homme est un héritage de notre éducation nourrie aux stéréotypes. » : un étudiant en économie/gestion
  • « Il faut voir les différences, il ne faut pas toujours crier au sexisme, après on n’a plus de voix… » : un étudiant en histoire
  • « Les hommes considèrent que les femmes dominent la conversation dès qu’elles prennent la parole plus de 25 % du temps !!! » : un professeur d’anglais
  • « À l’armée, ils ont résolu le problème : on est tous des hommes, même les filles ! » : un étudiant management du sport
  • «  Le machisme, c’est tellement ringard. » : un étudiant en management du sport
  • « Féministe  moi ? Ah  non, c’est trop extrémiste ! » : un étudiant en STAPS
  • «  Je suis féministe, cela me paraît évident de l’être. » : un étudiant
  • «  Ma mère m’a appris à respecter les femmes. » : anonyme
  • « Plus de la moitié des hommes sur Terre sont des femmes. » : une étudiante en psychologie.
  • « Où sont les femmes dans les livres d’histoire ? » : une étudiante
  • « L’homme et la femme sont liés par une essence commune qui les rend irrémédiablement égaux en droit et en respectabilité : leur humanité. » : un étudiant en psychologie
  • « 14 % de présidentes d’université, à quand Mme Balaudé ? » : un maître de conférences
  • « Girls just want have fun-damental human rights. » : une étudiante
  • « Femmes = forces². » : un groupe de quatre étudiantes
  • « Ce qui bloque, c’est la coutume. C’est l’homme qui sort, la femme n’a rien à dire. Mais tout change actuellement, ça va très vite, et les jeunes hommes souhaitent vivre avec des femmes éduquées. » : un étudiant guinéen en finances
  • « Les femmes ont un grand terrain de liberté, mais grillagé tout autour…Le grillage, la prison invisible tout autour des femmes, c’est le harcèlement » : un étudiant en capacité en droit
  • « Je suis libre, je fais ce que je veux mais dans les transports je fais attention à ce que je porte, où je me place, je ne regarde personne, j’écoute ma musique. » : une étudiante en anglais
  • « En termes d’éducation, mon frère et moi avons été élevés de la même manière sauf à l’adolescence : mon frère a eu beaucoup plus le droit de sortir que moi. » : une étudiante anglais.