Ville de Nanterre

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Coeur de chantier

Trois œuvres artistiques vont rythmer la vie du chantier au printemps 2016 : une peinture murale de 130 mètres de long face à la gare Nanterre-Université, des ateliers in situ en lien avec les structures locales ainsi qu’une performance d’Akrylonumérik.

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Les 3 temps forts

  • Le mur de 130 mètres

Disposant d’une envergure paysagère de 130 mètres de long et 15 mètres de haut, le site accueillera une œuvre d’une surface d’environ 1 000 à 1 500 m². Suite à un concours réunissant plusieurs acteurs de l’art urbain, le collectif 100 PRESSION a été choisi pour réaliser l’œuvre éphémère. Composé de six membres issus de l’univers du graffiti, ce collectif s’organise autour d’un noyau dur de créativité et de coordinations de projets avec pour objectif la diffusion de la culture graphique et urbaine.

Avec l’imaginaire collectif comme matière première, ces artistes apprennent  à se jouer des codes et des symboles pour plus d’impact dans leurs réalisations qui deviennent des univers entiers cohérents, tout en ayant la volonté d’aller à la rencontre des publics dans une perspective d’interactivité et de démocratisation de l’art.

Pour le MUR130M, le collectif 100 PRESSION a voulu jouer sur la notion de rythme en mettant en perspective la vitesse des modes de transport avec celle de l’écriture. Le résultat ainsi obtenu alliera une diversité des lettres et des formes artistiques, faisant référence aux bâtiments du futur quartier.

  • Les ateliers in situ

Œuvres collaboratives, les travaux du laboratoire in situ se développent en deux étapes : un temps de résidence en lien avec les structures locales et un temps de mise en œuvre et de restitution. Les interventions prennent corps sur les surfaces disponibles du chantier (murs, piliers, palissades, etc.) tout au long de l’année 2016.

Du 9 au 13 mai 2016, sur la face sud du mur de recouvrement du RER A (au verso du MUR130M), le collectif de plasticiens Douze Douze va animer des ateliers de co-conception artistiques avec les associations, centres de quartier, espaces d’art et de jeunesse, écoles et centres de loisirs pour prendre la forme d’affiches, de pochoirs et de peintures.

En partenariat avec Cultiverlaville et l’EPADESA, le collectif Douze Douze invite les habitants du quartier à raconter ensemble la préhistoire de Nanterre à partir des pré-histoires singulières. Pour l’occasion, les artistes ont écrit un conte et imaginé de grandes figures qui seront peintes sur les murs du chantier afin de réunir ensemble des productions plastiques des vingt structures participant à ce projet.

  • L’akrylonumérik

Les artistes de ce collectif réalisent des performances multimédia mêlant projections vidéo, peintures, collages et djing sur un mur de 6 x 3 m. Incursion dans les vies mêlées d'un groupe d'artistes novateurs, confrontant les techniques de l'art classique et la technologie de pointe en matière de vidéo.

 

 

Le contexte

L’opération d’aménagement Coeur de Quartier polarise une dynamique de mutation urbaine à partir du projet de la nouvelle gare Nanterre-Université. Capable d’inverser la logique d’enclavement qui aura marqué les quartiers environnants des cités des Provinces-Françaises, Anatole-France, Marcellin-Berthelot et de l’Université de Nanterre, ce projet urbain a pour vocation de devenir un lieu de croisement et de convergence.


La gare a été inaugurée le 17 décembre 2015, entourée de travaux de construction qui se poursuivront jusqu’en 2020. Les futurs espaces publics environnants, notamment l'esplanade Patrice Chéreau, seront livrés en 2019.

Dans ce contexte, l’objectif d’inscrire plusieurs interventions artistiques éphémères à partir de l’ouverture de la gare et sur le site du chantier, vise à accompagner et préfigurer ces espaces publics majeurs autour du parvis de la gare.

La dynamique artistique participative

Initiée en octobre 2015, le projet partenarial rassemble les associations locales, la ville de Nanterre, Bouygues Immobilier, le collectif "Cultiver la ville" et l’EPADESA.

Objectif de cette démarche participative : « faire une œuvre dans un chantier ».

Comment appréhender la ville non plus comme un produit fini mais comme une entité vivante et dynamique ? Comment trouver les liens entre une vision stratégique globale et des territoires habités, empreints d’histoires singulières et collectives ? Le thème de l’ancrage et du lien, entre ce qui se construit et ce qui est « déjà là », est le sujet central de la stratégie urbaine et culturelle. Ainsi, le fait d’articuler une démarche artistique éphémère et participative permet de mettre en exergue le processus de fabrication de la ville et de penser sa transformation sur le mode de l’accompagnement par les artistes et les habitants.

Voir le site du collectif