Ville de Nanterre

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Le Centre d'Accueil et de Soins Hospitaliers

Dans les années 1860, le vagabondage et la mendicité fleurissent à Paris, deux délits alors passibles d'emprisonnement. Nanterre est désignée pour accueillir un nouveau dépôt pour mendiants, vagabonds et vieillards sans ressources : le CASH.

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L’ancienne « Maison de Nanterre »

Malgré la résistance du conseil municipal de la ville, la décision est prise : au début des années 1870, le département de la Seine lance la construction d'un vaste établissement sur 17 hectares, dans le quartier du Petit Nanterre. En juin 1887, la maison départementale de Nanterre reçoit ses premiers pensionnaires : 400 détenus en provenance de la prison de St Denis (qui devait être démolie).

La Maison de Nanterre s’organisait autour de trois secteurs :

  • un dépôt de mendicité,
  • un hospice de vieillards
  • une infirmerie.

En 1897, à l'occasion de la venue du président de la République Félix Faure, le préfet de police Lépine fait le décompte de la population de la Maison de Nanterre : on y compte alors 500 mendiants récemment condamnés, 1 000 mendiants et vagabonds ayant purgé leur peine mais ne pouvant plus aller ailleur, 1 000 honnêtes ouvriers chômeurs "astreints au travail qui est ici la règle commune" et enfin quelques centaines de vieillards qui attendent la mort...

Puis progressivement, la « Maison départementale » s’est humanisée et s’est éloignée de sa vocation carcérale en développant sa mission de soins et en s’ouvrant à partir de 1930 aux communes voisines.

Le développement de l’hôpital

De grands médecins ont donné une autre dimension à l’hôpital avec un rayonnement international. Il s’agit notamment du professeur Marc Iselin qui devint chef de service de chirurgie en 1941 et développa un savoir-faire internationalement réputé dans le domaine de la chirurgie de la main. Le docteur Max Fourestier, pneumologue renommé auquel le nom de l’hôpital rend hommage, réalisa de 1945 à 1962 des expériences innovantes et réussies dans le domaine du soin et de la prévention (ex. : mise au point de l’endoscope).

 

La devise du Dr Fourestier "égalité de tous les hommes devant la souffrance et la guérison" imprègne toujours la culture d’établissement du Centre d'Accueil et de Soins Hospitaliers.

 

A la fin des années 60, le quartier « hôpital » comportait 950 lits, de médecine essentiellement. A cette époque (hormis en chirurgie), la moitié des malades pris en charge étaient des personnes hébergées par l’établissement.

Par la suite, la part des hospitalisés extérieurs augmenta progressivement. 90% des patients pris en charge aujourd’hui sont des habitants de Nanterre, Colombes et des villes du 92 ou des départements limitrophes.

 

Le CASH aujourd'hui

Par la loi du 13 janvier 1989, la Maison de Nanterre est devenue le Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers de Nanterre érigé en établissement public à caractère social et sanitaire de la ville de Paris. Ainsi le CASH reste un établissement unique depuis la loi de 1975 de séparation du sanitaire et du social.

 Il se déploie sur 17 hectares et garde donc l’ensemble de ses missions, sanitaires et sociales, aujourd’hui articulées autour de trois secteurs :

  • le secteur sanitaire : l’hôpital Max Fourestier, hôpital public
  • le secteur médico-social : l’EHPAD
  • le secteur social comprenant : un Centre d'Hébergement des Personnes Sans Abri (CHAPSA), le centre 115 (département 92), une halte de jour et un accueil douche, des lits halte soins de santé, deux Centres d'Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS), une résidence sociale.